L’article L.314-36 du code de l’énergie définit l’agrivoltaïsme comme une installation de production d'électricité utilisant l'énergie radiative du soleil et dont les modules sont situés sur une parcelle agricole où ils contribuent durablement à l'installation, au maintien ou au développement d'une production agricole.
Autrement dit l’agrivoltaïsme consiste à associer production agricole et énergie solaire en installant des panneaux photovoltaïques sur des cultures ou des pâturages. Cette approche permet de protéger les cultures tout en produisant de l’électricité, optimisant ainsi l’utilisation des terres.
Une centrale photovoltaïque au sol est une installation dont l’objectif principal est la production d’électricité, en exploitant l’énergie solaire grâce à des panneaux photovoltaïques. Elle est généralement implantée sur des terrains non cultivés, tels que des friches industrielles, des sols dégradés ou des espaces dédiés à la production d’énergie.
Tandis qu’une centrale agrivoltaïque vise un double objectif : produire de l’électricité tout en maintenant une activité agricole sous ou entre les panneaux. L’implantation et l’orientation des structures sont pensées pour bénéficier aux cultures ou aux élevages, en limitant par exemple l’évaporation de l’eau ou en protégeant les plantes des conditions climatiques extrêmes. L’agrivoltaïsme cherche à optimiser l’usage des terres en conciliant production agricole et transition énergétique.
Les panneaux photovoltaïques ont une durée de vie moyenne de 25 à 30 ans, avec une baisse progressive de leur rendement au fil du temps. Après 20 à 25 ans, ils conservent encore environ 80 à 90 % de leur capacité de production d’électricité.
En fin de vie, les panneaux photovoltaïques font l’objet d’un recyclage afin de récupérer les matériaux qui les composent. En Europe, le recyclage des panneaux est encadré par la directive DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques), qui impose aux fabricants de financer la collecte et le traitement des panneaux solaires en fin de vie. L’éco-organisme français Soren a été créé pour répondre à cette directive européenne. Il est donc chargé d’organiser de la collecte, du traitement et du recyclage des panneaux photovoltaïques en fin de vie.
Le processus de recyclage de panneaux se déroule en 4 grandes étapes distinctes :
Ce processus permet de recycler plus de 90 % des matériaux d'un panneau photovoltaïque, contribuant ainsi à une économie circulaire et à la réduction de l'impact environnemental de l'énergie solaire.
Non, les onduleurs, qui convertissent le courant continu en courant alternatif, ont une durée de vie plus courte, généralement 10 à 15 ans, et nécessitent donc un remplacement durant la vie du projet.
Un projet agrivoltaïque bien conçu peut avoir un impact positif sur la biodiversité en plusieurs points:
L’installation de panneaux agrivoltaïques sur des terres agricoles est encadrée par des réglementations strictes afin de garantir le maintien de l’activité agricole, tout en assurant la réversibilité des installations, permettant un retour à l’état initial après démantèlement.
Des études environnementales et agricoles préalables sont réalisées pour évaluer les effets sur le sol et la production agricole. La législation sur l’agrivoltaïsme prévoir également un suivi régulier de l’installation, assuré par les chambres d’agriculture et les autorités compétentes tout au long de la durée d’exploitation de la centrale.
Non, en fonctionnement, les panneaux ne font aucun bruit. Seuls les onduleurs peuvent émettre un léger bruit, mais ils sont généralement placés loin des habitations.
Les installations photovoltaïques sont soumises à des réglementations rigoureuses (NF C 15-100 en France, IEC 60364 à l’échelle internationale), garantissant une protection efficace contre les risques électriques. Les onduleurs et dispositifs de coupure assurent une mise hors tension rapide en cas de problème.
Les câbles, connecteurs et panneaux sont conçus pour être totalement isolés, empêchant tout contact direct avec les parties sous tension. De plus, les systèmes modernes intègrent des protections différentielles qui coupent immédiatement l’alimentation en cas d’anomalie.
Également, les incendies liés aux panneaux photovoltaïques sont extrêmement rares (moins de 0,005 % des installations selon l’INERIS). Lorsqu’ils se produisent, ils sont généralement dus à une mauvaise installation (câblage défectueux, connexions mal réalisées), d’où l’importance d’effectuer des contrôles de maintenance régulier. Également, les centrales font l’objet de préconisation du es Services Départementaux d’Incendie et de Secours (SDIS) afin de garantir la sécurité des installations, limité la propagation des feux, et faciliter l’intervention des pompiers en cas d’incident.
L’intégration des centrales agrivoltaïques dans le paysage est une question essentielle, notamment pour préserver l’harmonie visuelle des territoires et limiter l’artificialisation des sols. Les projets agrivoltaïques font systématiquement l’objet d’étude d’impact, et plus particulièrement d’étude paysagère. L’objectif de ces études est de dresser un inventaire du paysage sur le territoire d’implantation du projet de centrale, et d’identifier les potentiels enjeux territoriaux. A la suite de ces inventaires, des mesures paysagères seront proposées pour favoriser une intégration du projet compatible avec le territoire.
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